Cinq chambres

17/06/2021

 

Séné. L’auteur Philippe Borsoï vient de faire paraître un troisième roman

 

Philippe Borsoï, auteur de Séné, sera présent pour lire et dédicacer son troisième roman, Cinq chambres, à la librairie Marée Pages, à Séné (Morbihan), vendredi 18 juin 2021. Cet ouvrage nous conte l’histoire de Marie, personnage tendre sensible et cabossé...

 

Philippe Borsoï, auteur de Séné, sera présent pour lire et dédicacer son troisième roman, Cinq chambres, à la libraire Marée Pages, à Séné (Morbihan), vendredi 18 juin 2021. Pour son troisième roman, l’auteur sinagot, Philippe Borsoï, nous conte l’histoire de Marie, personnage tendre sensible et cabossé, qui nous embarque dans une existence à la mémoire parcellaire. Cinq chambres est un roman écrit à la première personne, cinq chambres qui correspondent aux cinq étapes qui sont nécessaires à Marie pour retrouver la mémoire. Elle doit revivre son passé pour retrouver ses souvenirs. Peu à peu le passé remonte à la surface, confus et terrible, tendre et touchant.

 

Un parallèle de son premier roman

 

« On suit sa vie depuis sa petite enfance, elle grandit et on la suit tout au long de son existence. On connaît la raison à la fin » explique l’auteur « Ce roman est un parallèle avec l’histoire de mon premier roman qui s’appelait Soixante quinze mètres où le héros s’appelait Luc, il était marié à Marie que l’on retrouve dans Cinq chambres. ». Les deux romans sont indépendants, on peut donc les lire dans n’importe quel ordre. L’histoire est à la fois poétique sensible et tragique.

 

Vendredi 18 juin 2021, à 16 h, lecture et signature à la librairie Marée Pages, 7 place de la Mairie, Séné. Tél. 06 88 22 42 47. 

Cinq chambres, aux éditions Mané Huily ; 180 pages ; 15 €.


Cinq chambres

« Cinq chambres » est le troisième roman de Philippe Borsoï, par ailleurs coauteur de plusieurs livres jeunesse chez Larousse et Milan.

 

16/06/2021

« Cinq chambres », le nouveau roman revolver du sinagot Philippe Borsoï

 

L’écrivain sinagot Philippe Borsoï vient de publier son troisième roman intitulé « Cinq chambres ».

 

« Cinq chambres » est le troisième roman de Philippe Borsoï, par ailleurs coauteur de plusieurs livres jeunesse chez Larousse et Milan.

Après « Debout », paru en 2020, l’écrivain sinagot Philippe Borsoï continue de séduire ses lecteurs. Son nouvel ouvrage, « Cinq chambres », est un élégant condensé de son style précis, dense, tendre et imaginatif. Un roman constellé d’odeurs et d’anagrammes en référence à son passé d’élève dyslexique devenu amoureux des mots et grand admirateur de Pierre Michon et de Francis Ponge.

 

Dédicace et lecture vendredi 18 juin

 

Concepteur-rédacteur de profession, Philippe Borsoï a aussi exercé une multitude de métiers et construit ses trois maisons. Passionné de soudure à l’arc, son roman s’achève comme un court-circuit entre la mémoire parcellaire de son héroïne, Marie, et les cinq chambres du Smith & Wesson, le revolver qui décidera enfin de sa vie.

 

Publié une nouvelle fois aux éditions rennaises Mané Huily, Philippe Borsoï signera son ouvrage, le 18 juin, à la librairie Marée Pages de Séné. À 16 h, la comédienne Suzanne Héleine proposera une lecture de deux premiers chapitres de chaque « chambres ».


Histoires d'ombres

7 et 9/06/2021

 

Stéphane Padovani parle des Histoires d'ombres, son nouvel ouvrage paru aux Éditions Mané Huily, en compagnie de Loïc Turmel sur les ondes de Radio évasion et Radio Rennes.


Debout !

L'intégral de l'émission Le Nombril de Vénus du dimanche 23 mai 2021 à 11h sur Canal B.

Philippe Borsoï parle de Debout ! avec Juliana Allin.


Histoires d'ombres

28 et 31/03/2021 - Gwenaël Merret

“Histoires d’ombres” de Stéphane Padovani : «J’écris de manière impressionniste»

 

“Histoires d’ombres” est le dernier livre signé Stéphane Padovani. Ce recueil de nouvelles s’ouvre sur une allusion au “Transformateur”, cette friche industrielle en voie de renaturation, et terrain de jeux d’artistes. Rencontre avec un auteur qui maîtrise l’art de prendre les lecteurs par la main pour les emmener dans ses récits, parfois à la lisière du fantastique.

«La littérature française s’est beaucoup orientée depuis une vingtaine d’années sur le roman sociologique, avec des réussites, des choses fortes», estime le professeur de lettres au lycée Beaumont de Redon, après avoir enseigné à Questembert, Ploërmel et la région parisienne d’où il est originaire. « En tant que lecteur, je n’y trouve pas toujours mon compte. J’ai besoin d’imaginaire. C’est ce qui m’a fait aimer lire et écrire. »

 

UN GOÛT PATERNEL PARTAGÉ POUR ALBERT CAMUS

 

L’écriture taraude Stéphane Padovani depuis ses 17 ans. «Je viens d’un milieu modeste. Mon père était imprimeur au ministère des Affaires étrangères, il produisait de belles choses, sur de beaux papiers. Ma mère, secrétaire, lisait pas mal, un peu de tout. Ce n’était pas forcément de la haute littérature, mais il y a toujours eu des livres à la maison. Mon père avait grandi en Algérie, dans la rue, il avait eu une enfance dépenaillée.» Comme celle d’Albert Camus, dont il gardait précieusement quelques livres.

Un texte du recueil “Histoires d’ombres” rend hommage à l’auteur de “La peste”: «Modestement. Je l’ai écrit au moment où il faisait l’actualité pour les 50 ans de sa mort. Les journaux et magazines étaient très factuels. Je trouvais qu’il manquait d’hommages créatifs.» La nouvelle part «de ma visite du cimetière de Lourmarin», où Albert Camus a été inhumé après l’accident de voiture qui lui coûta la vie. «Et d’un rêve que j’avais fait. Albert Camus aimait rêver. A côté de ses engagements forts, il n’était pas toujours dans le rationnel, ça transparaît dans sa correspondance.»

 

VARIATIONS SUR “L’OMBRE DE LUI-MÊME”

 

«Toute la série des variations sur les ombres a été écrite presque d’une traite. J’aimais bien titre “L’ombre de lui-même”. J’ai écrit une deuxième histoire avec le même titre. Puis trois. Je les ai fait lire à des amis, qui m’ont encouragé à continuer. J’en suis arrivé à dix! C’est le socle de ce livre.» La deuxième partie de l’ouvrage mêle des textes récents et d’autres plus anciens «mais inédits» : «Ils étaient encore vivants en moi, ils avaient encore quelque chose à dire.» Au fil des nouvelles, Stéphane Padovani partage des colères, déploie des univers, joue la surprise ici, le suspens là, toujours avec un art savamment maîtrisé du récit, où tout coule, suscitant moult émotions. Comme celle de vivre une scène de retrouvailles dans un bar, avec des sensations évaporées depuis un an du fait de la pandémie !

«Toutes les histoires ont un point commun: les personnages ont été dépouillés de ce qu’ils avaient. Ils essaient de se réincarner. Ils cherchent quelqu’un ou quelque chose qui leur redonnera de la consistance et de la vie.»

 

MODÉRATEUR DE RÉSEAUX SOCIAUX

 

C’est le cas, par exemple, de ce modérateur de réseaux sociaux. «Je me suis inspiré d’un article du quotidien Libération», décrivant un terrible envers du mirage de la matrice numérique. «Ils pètent les plombs, sont pris dans un enfer à la Orwell, travaillant dans des conditions de plus en plus inhumaines.»

Le tout dernier texte, “la seconde fenêtre”, «est très récent, le seul écrit pendant le confinement. Je ne voulais pas tomber dans un récit hospitalier. Une directrice d’hôpital a commencé à faire de l’art-thérapie, en accélérant la guérison par l’accrochage de tableaux, de beauté, dans les chambres. Il fallait éviter le cliché d’une marine, le tableau en question est une nature morte. C’est la beauté qui fait le voyage».

 

MYSTÉRIEUSE PHOTO DE COUVERTURE

 

De beauté et de mystère, il est aussi question sur la couverture même de l’ouvrage : «C’est une photo prise par une amie, Lucie d’Errée. Il y a quelques années, on avait le projet de faire un livre de ses photos et de mes textes, qu’on aurait appelé “Alliage”. Malgré trois envois ciblés, on n’a pas trouvé d’éditeur. J’ai envoyé cette photo à mon éditeur qui a accroché. Dans cette image, on ne sait pas si on est dehors ou dedans. Ce que j’aime dans les photos de Lucie d’Errée, c’est qu’elle travaille sur le visible, l’invisible, le champ, le contrechamp. »

 

LE DOS DE TOLSTOÏ

 

Stéphane Padovani écrit depuis toujours des textes plutôt courts. «Il y a des graphomanes aux gros temps d’écriture par jour.  J’ai compris que si j’avais moins de contingences professionnelles ou familiales, il y a un temps d’écriture que je ne dépasserai pas : j’ai besoin de sortir, de faire autre chose. Peut-être parce que j’ai moins de concentration!» Il n’oublie pas non plus une image qui l’a marquée : «Quand j’avais une vingtaine d’années, j’ai lu un article sur Tolstoï qui racontait que sa femme, pendant 30 ans, n’avait vu qu’un dos!» Au contraire, «mon bureau n’a jamais été fermé, même quand mes enfants étaient petits. D’où des écrits assez courts depuis toujours. Ils ne m’accompagnent pas pendant des années».

 

UNE CARRIÈRE FAITE DE DÉCLICS

 

Plusieurs déclics, rencontres et hasard de la vie jalonnent sa carrière d’auteur publié. Le premier remonte à son premier texte publié, «après des erreurs de débutant, des textes pas assez relus, pas envoyés aux bons interlocuteurs». C’était en 1994 dans une revue, “Nouvelle donne”. «Spécialisée dans la nouvelle, elle marchait bien, jusqu’à tirer à un moment donné à 4 000 ou 5 000 exemplaires. Mon premier texte envoyé a été publié, le deuxième aussi. Puis la revue m’a appelé et m’a indiqué qu’elle ne publiait que 8 textes sur les 400 qu’elle recevait pour chaque numéro!» Un beau compliment doublé d’encouragements. Le deuxième déclic découle indirectement du premier. «De 1995 à 2002, j’ai envoyé beaucoup de textes à des revues, et ils étaient souvent retenus. Ces revues m’ont permis de découvrir des auteurs et des écritures. Cette démarche collective me plaisait bien.»

 

AUX CÔTÉS DE DIDIER DAENINCKX

 

«A un moment donné, j’ai essayé d’écrire un texte plus long, entre le conte et le roman, encouragé par mon ami Jean- Albert Mazaud. J’ai adressé le manuscrit de “L’homme de bois” à deux grosses maisons. Gallimard m’a répondu que ce n’était pas mal, mais qu’ils ne savaient pas trop quoi en faire… Chantal Portillo, une romancière rencontrée par les revues, m’a orientée vers les Editions Bérénice, qui m’ont appelé 6 mois après mon envoi et m’ont publié. Et je me suis retrouvé invité à signer à la Fête de l’Humanité, à côté de Didier Daeninckx», le célèbre auteur de romans noirs et sociaux.

«Quand on a passé ce stade, on n’écrit plus que pour soi, mais pour que le texte soit partagé. On écrit en pensant “livre”, on projette un objet, ça change la dynamique.» Dans sa belle écriture qui prend les lecteurs par la main, Stéphane Padovani ne dit pas tout: «Il faut écrire de manière impressionniste, laisser l’imaginaire du lecteur compléter le récit, j’aime bien être dans l’implicite.»

 

Histoires d’ombres de Stéphane Padovani, 156 pages, 15 euros, éditions Mané Huily.


Un dernier bruissement d'ailes / Cette vie qui dure l'espace d'un cri

28 et 31/03/2021

 

Hubert Hervé, auteur d’une série de romans policiers parus aux Éditions Mané Huily est l’invité de Loïc Turmel dans les émissions Évasion s’invite sur le 100.8 ! et De Bouche à Oreille pour parler de son dernier ouvrage Un dernier bruissement d’ailes et de la réédition de Cette vie qui dure l’espace d’un cri.


Debout !

13/03/2021

 

Philippe Borsoï est invité au festival Rue des livres 2021 dans sa formule adaptée à la situation sanitaire.

L'auteur de Debout ! participe à l'émission intitulée "Rennes, un personnage comme les autres" sur TVR


Jeunesses de France

08 et 10/03/2021

 

Loïc Turmel reçoit le journaliste et auteur Mathieu Blard qui nous présente son premier roman Jeunesses de France, le récit des trajectoires de Bisbar tout juste sorti de prison et de Billy, jeune journaliste au chômage qui infiltre un groupuscule nationaliste identitaire.

 


Jeunesses de France

L'écoféministe

Jeunesses de France : 
"La maîtrise de la langue, un phrasé riche, brut, une littérature poétiquement populaire"

 

29/01/2021 - Léa A

 

« Bisbar sort de prison. Il se remet à la boxe, coaché par Jean-Louis, pendant que Billy, vertueux journaliste au chômage, infiltre les Nationalistes Identitaires où il rencontrera Julia. Autour d’eux, il y a aussi Rachid qui deale pour le compte de Zak. Et bien sûr Jasmine, la sœur de Momo, le futur avocat… »

 

Ce qui frappe en premier, c’est la maîtrise de la langue, un phrasé riche, brut, une littérature poétiquement populaire. Une inspiration Despentes sans nul doute, affirmée dès l’avant-propos. Arrière goût pas désagréable d’un bureau enfumé au whisky, genre Bukowski sur sa machine. On adore.

 

Une maîtrise du rythme narratif aussi, presque scénaristique, cinématographique. Certains passages relèvent de la prouesse littéraire, des instants de pur génie littéraire, comme la description du potentiel de séduction des hommes en fonction de leur profession (page 80), la bagarre en manif, ou les scènes d’amour torrides, contées avec une justesse érotique déconcertante. Les lieux prennent vie, et les descriptions sont suffisamment détaillées pour imager sans altérer le rythme des intrigues. L’histoire nous tient en haleine.

Le roman est une fresque sociétale où sont concrètement dépeintes les inégalités sociales, les divergences politiques et les discriminations, non dans un récit soyeux mais brut, ancré dans le réel. Le lecteur n’est pas dorloté, il en a pour son argent, car l’harmonie de l’écriture se heurte aux obstacles de la vraie vie, de la violence, des espoirs et des frustrations des personnages

L’auteur porte une attention particulière à sa manière de représenter le masculin, qu’il questionne tout au long du roman. L’homme y est montré comme sensible, passionné, mais en quête perpétuelle de sens, il cherche sa place, et il s’interroge sans cesse sur sa virilité, sa valeur aux yeux de la société, des femmes, et des autres hommes. On est véritablement plongé dans la tête et les tripes de deux hommes qui nous livrent des pensées animales parfois inavouables, mais profondément cohérentes.

Les deux personnages traversent une intrigue grandiose, dans le sens où ils jouent leur honneur, parfois même leur vie. Alcool, drogue, règlement de compte, combat corps à corps. On est sur le ring des masculinités. Et pourtant, en toile de fond, ils sont surtout animés par les regards féminins, celui de Jasmine et de Julia. Des regards féminin décrient par une plume expérimentée, consistante, et profondément admirative (voir amoureuse) des femmes.

 

Je n’avais pas lu de roman écrit par un homme depuis des années, lassée par leurs états d’âme nombrilistes qui me laissaient insensibles. Jeunesses de France m’a réconciliée avec l’écriture au masculin qui, de toute évidence, peut être sensible, politique et féministe.

Jeunesses de France, de Mathieu Blarddisponible aux éditions Mané Huily.


Chroniques ordinaires de la vie rennaise

25/01/2021 et 10/02/2021

 

Hubert Hervé est reçu par Loïc Turmel sur Radio Rennes et Radio Évasion. Il présente Oscar et Claire les deux premiers volumes des Chroniques ordinaires de la vie rennaise.


Un rai de soleil sur le flot glacé

16/01/2021

 

Hubert Hervé, auteur de romans policiers, est l'invité de "Et nous, liserons" sur les ondes de  Radio Laser pour présenter Un rai de soleil sur le flot glacé, une enquête complexe et passionnante.


Jeunesses de France

20/12/2020 - Daniel Muraz

 

Combats de jeunesse

Un roman coup de poing autour des destins d’un ex-braqueur de banlieue et d’un jeune journaliste.  

 

La vie est un combat. Et ce sont deux types et deux destins différents qui montent sur le ring dans ce premier roman de Mathieu Blard, journaliste étant passé par le Bondy Blog, Libération, Psychologies magazine ou, ces derniers mois, le Courrier picard, avant de rejoindre la Bretagne où il a également trouvé l’éditeur de cet ouvrage, Jeunesses de France.

 

D’un côté, Bisbar, qui sort de taule après avoir pris sept ans pour braquage et qui rejoint sa cité pour mieux replonger dans les embrouilles. De l’autre, Billy, jeune journaliste ayant démissionné d’un site d’infos en ligne qui veut renouer avec la vraie enquête en infiltrant un groupe d’extrême droite.

 

Très éloignés l’un de l’autre, tous deux vont cependant suivre un itinéraire parallèle, plongeant dans la déprime et une réalité sordide avant de se retrouver en partie à travers la boxe, le premier pour revenir sur le droit chemin et espérer se construire un destin de champion de France, le second pour être en capacité d’accompagner les actions violentes de ses nouveaux « amis » des Nationalistes identitaires.

 

Même parallélisme en matière de sentiments. Bisbar va finalement, avec pudeur, se rapprocher de Jasmine, amour secret d’enfance et sœur de son pote Momo, le futur avocat et commence à entrevoir un vrai avenir à deux ; Billy a lui rencontré Julia chez les NI, une jeune femme qui cache dans cet engagement extrême une fêlure encore plus radicale et qu’il se rêve de résorber… Une forme de rédemption, même paradoxale s’agissant de Billy laissant espérer une forme de happy end. Mais ces deux profils opposés des « jeunesses de France » d’aujourd’hui vont finir par se croiser furtivement. Ce sera le prélude à la déflagration finale.

 

Ce roman, assez court mais dense paraît un peu surfer sur les clichés et même en cocher bon nombre de cases : la banlieue, les fachos, la déprime du journalisme 2.0, le noble art de la boxe… Mais il n’est justement pas donné à tout le monde de faire vivre de tels personnages ou un tel contexte. Mathieu Blard y parvient avec un incontestable talent, brossant des portraits saisissants et crédibles, sans ménager ses personnages – même si pendant longtemps, le petit dealer Bisbar apparaît paradoxalement nettement plus attachant que Billy, nettement plus pitoyable et agaçant.

 

Et puis, ce récit emporte par son style. Le choix des citations placées en exergue de chaque chapitre (de Céline, Romain Gary ou Orelsan) montre déjà un vrai amour de la langue, des phrases bien tournées et bien senti. Ici donc, le style est aussi riche que cru. Une langue d’aujourd’hui, énergique et épousant, avec une grande plasticité, les différents milieux qu’elle évoque. Belle maîtrise également dans le balancement narratif du récit, avec son rythme soutenu parvenant à tenir jusqu’à son terme l’inévitable rencontre entre les deux protagonistes. Une rencontre qui n’aura presque même pas lieu, même si elle sera le déclencheur final du drame, lui aussi joliment amené avec une ironie tragique qui ne s’oubliera pas. Cette tranche de vie correspond bien au roman coup de poing annoncé en couverture, avec un sale goût amer dans la bouche, mais le coup est très bien porté.

 

Jeunesses de France par Mathieu Blard. Aux éditions Mané Huily. Prix : 19 €. 230 pages 


Debout !

01/12/2020 et 06/01/2021

 

De bouche à oreille et Évasion s’invite sur le 100.8 !

Loïc Turmel est au téléphone avec l’auteur Philippe Borsoï qui parle de Debout !

Son roman  se déroule dans le cœur historique de Rennes et met en scène des SDF dont Kristen et son chien Albert.

 


Jeunesses de France

 

08/10/2020 - Nicolas Aubouin

 

Beauvais : le journaliste Mathieu Blard publie son premier roman intitulé Jeunesses de France

D'abord journaliste à Beauvais, Mathieu Blard est maintenant auteur. Il vient de publier son premier livre intitulé Jeunesses de France. Un roman noir commencé pendant ses études.

Mathieu Blard était, il y a quelques semaines encore, journaliste pour le Courrier Picard à Beauvais. En même temps que la publication de son premier livre, un roman noir intitulé Jeunesses de France, il change de vie et concrétise un projet commencé quatre ans plus tôt.

Nous sommes alors en 2016. Mathieu est apprenti journaliste au CFPJ, à Paris. Pour un atelier d’écriture, il crée un personnage qui retourne chez sa mère après un temps en prison. Fort de l’approbation de sa formatrice, il décide d’aller plus loin. Aujourd’hui ce texte est « quasiment mot pour mot le début du livre », raconte-t-il.

 

La virilité à l’origine de violences

L’auteur enrichit son histoire petit à petit. Avec ce qu’il aime : la boxe. Et ce qui lui fait peur : les jeunesses identitaires. « Ce qui me plaît, c’est de créer des personnages au plus proche de ma vision de la réalité », commente Mathieu Blard.

Il ajoute donc à son récit un journaliste qui s’infiltre dans un mouvement identitaire et qui rencontre un jeune paumé. « Car je préfère les jeunes paumés que ceux qui ne le sont pas », sourit l’auteur. Dans ce groupe extrémiste, le journaliste est confronté à un virilisme exacerbé, à l’origine de violences.

 

Des sujets documentés

Pour la boxe, Mathieu se fie à son expérience personnel. « Je suis un boxeur raté, je n’ai fait que deux combats amateurs », plaisante-t-il. Mais il s’est longuement entraîné dans le milieu. « J’y ai rencontré de beaux personnages », assure l’auteur.

Pour les jeunesses identitaires, il a pu s’entretenir avec Robin D’Angelo. Journaliste spécialisé dans ce milieu. Et qui lui a raconté comment sont gérés ces groupuscules violents.

 

Un éditeur Breton

Publier un premier roman est souvent une longue route semée d’obstacles. Mathieu n’y a pas coupé. Il a d’abord dû écrire trois versions de son livre pour un éditeur parisien. Avec qui le projet n’a finalement pas abouti.

Ce sont les éditions Mané Huily qui ont finalement donné sa chance à l’auteur. À Beauvais Jeunesses de France est vendu à la Fnac. Il est également disponible sur internet.

 

Jeunesses de France par Mathieu Blard. Aux éditions Mané Huily. Prix : 19 €. 230 pages 


Jeunesses de France

06/10/2020 - Joffrey Meunier

 

“Jeunesses de France”, le premier roman “coup de poing” de notre confrère Mathieu Blard,

disponible à la FNAC de Beauvais

 

“Bisbar sort de prison. Il se remet à la boxe, coaché par Jean-Louis, pendant que Billy, vertueux journaliste au chômage, infiltre les Nationalistes identitaires où il rencontrera Julia. Autour d’eux, il y a aussi Rachid qui deale pour le compte de Zak. Et bien sûr Jasmine, la sœur de Momo, le futur avocat…”

 

Voici un extrait de la quatrième de couverture de “Jeunesses de France” de Mathieu Blard, récemment journaliste chez nos confrères du Courrier picard (il a quitté ses fonctions la semaine dernière). L’auteur, 28 ans, originaire de la région parisienne, a depuis quitté Beauvais mais son premier roman, lui, est disponible à la FNAC, Place des Halles.

 

“Dans cette polyphonie contemporaine où chacun joue sa partition au cordeau, on est surtout marqué par le tempo, ce rythme soutenu et insoutenable, comme dans un combat de haut niveau sur un ring grand comme la banlieue”.

 

“Jeunesses de France”, un roman “Coup de poing”.

La préface de l’ouvrage, signée Christine Sallès, chroniqueuse littéraire, frappe fort, d’entrée : « “Il a de l’or dans les mains, le gamin”, “tu verras, ça cogne”, “il ose pas te demander d’y jeter un œil”. Voilà  trois avis que je partage volontiers avec toi, camarade lecteur, avant que tu ne plonges dans ce roman coup de poing. »

“Attention à l’uppercut !”, prévient Mathieu Blard, lui-même ancien boxeur.

Jeunesses de France” de Mathieu Blard, aux éditions Mané Huily. www.editionsmanehuily.com. Prix : 19 €. 


Debout !

03/08/2020 - Laure Besnier

 

Rennes : un livre avec le centre historique de la ville pour décor

L'action du roman "Debout !" paru aux éditions Mané Huily se déroule dans le centre historique de Rennes. Le narrateur ? Un chien, Albert. Rencontre avec l'auteur, Philippe Borsoï.

 

« Mon monde à moi, c’est le centre historique de Rennes (la partie nord-est du vieux quartier, pour être plus précis). J’ai passé ma vie à déambuler à l’intérieur du triangle de béatitude éternelle tracé par saint Pierre, saint Martin et saint Melaine, avec pour itinéraire principal l’axe place Hoche – parc du Thabor, dans un sens comme dans l’autre ». 

C’est ainsi qu’Albert plante le décor, quasiment dès les premières lignes du roman Debout !. Albert, c’est le chien de Kristen, SDF à Rennes. Un drôle de narrateur pour le livre écrit par le Breton Philippe Borsoï, son deuxième, paru aux éditions rennaises Mané Huily. 

L’ouvrage se déroule dans le centre historique rennais, au moment de la Coupe du monde, en 2018. Actu Rennes a rencontré son auteur vendredi 31 juillet 2020 dernier. 

 

Le pitch

« Depuis qu’il dort sur des journaux, Albert, chien fidèle de Kristen, s’intéresse au foot autant qu’au dérèglement climatique. Il se préoccupera aussi du sort de sa jeune maîtresse SDF dès lors qu’un inconnu lui offrira un premier livre. Conte, farce ou tragédie ? Une chose est sûre, le cœur historique de Rennes en est le théâtre ».

 

L’écriture sur le tard

« Je me suis mis à lire, puis à écrire très tard » se souvient Philippe Borsoï, « j’étais dyslexique ». L’actuel habitant de Séné, près de Vannes, a exercé « une dizaine de métiers différents » – Le futur auteur a travaillé sur des chantiers, a été déménageur, régisseur théâtre… « je passais du bâtiment à la scène sans aucun problème » s’amuse-t-il – et déménagé « une trentaine de fois ». 

Mais c’est un travail en particulier qui change la donne. « Exercer le métier de concepteur-rédacteur en publicité m’a permis de me diriger vers les mots », explique Philippe Borsoï. « C’était intéressant : il fallait dire un maximum de choses en un minimum de mots. L’écriture dense m’a plu ».

En 2017, l’écrivain publie un premier ouvrage, baptisé Soixante-quinze mètres, aux éditions Le mot et le reste. 

 

Rencontres rennaises

Il y a quelques années, Philippe Borsoï a travaillé à Rennes, chez Phileas, une agence de publicité – aujourd’hui appelée Why. « J’avais un studio situé au numéro 42 de la rue Saint-Melaine ». C’est là qu’il rencontre trois personnes SDF. « Elles étaient vraiment super cool, on discutait ». 

Alors que lui vient l’idée d’écrire un roman avec pour personnages des SDF, l’homme demande à ses nouvelles rencontres s’il peut leur poser des questions. Ces dernières acceptent. « À force, une histoire s’est créée ». 

 

Pour la raconter, Philippe Borsoï choisit le point de vue d’un chien, Albert. « On peut le faire réagir comme un humain, mais avec des questionnements de chien » s’amuse-t-il. 

Ainsi, Albert lit les journaux, s’inquiète du réchauffement climatique et s’intéresse à la Coupe du monde. Par ailleurs, l’auteur précise que toutes les informations présentes dans le livres – coupures de journaux ou déroulement des différents matchs – sont « rigoureusement exactes » afin de donner un effet de réel. Avec ce narrateur original, « on pense aller dans une histoire amusante, alors que quelque chose de vraiment tragique se joue » prévient Philippe Borsoï. 

 

« On y sent le poids de l’histoire »

En 2018, Philippe Borsoï passe son avant-dernier été à Rennes. C’est là qu’il assiste aux matchs de la Coupe du monde : 

J’ai vu les terrasses pleines et les zonards, en marge du truc. Il y avait une ambiance, quelque chose de festif, d’électrique et en même temps quelque chose d’apocalyptique. 

L’ambiance de la capitale bretonne n’a pas cessé d’inspirer l’auteur : « Rennes, ça grouille. C’est assez hétéroclite et on y sent le poids de l’histoire » conclut-il. 

Les librairies dans lesquelles les ouvrages des éditions Mané Huily sont disponibles sont répertoriées à cette adresse. Debout ! coûte 17€. 

 


Debout !

19/07/2020 - Viviane Van Voorhees

 

Une vie de chien sous la plume du Sinagot Philippe Borsoï

« Debout ! » C’est le titre du nouveau roman du Sinagot Philippe Borsoï. Une singulière histoire de chien et de zonards au cœur de Rennes.

À force de boire des bières en discutant avec les SDF de la rue Saint-Melaine à Rennes, Philippe Borsoï a su qu’il tenait là le sujet de son deuxième roman. « Je ne sais pas très bien comment qualifier ces jeunes : zonards, marginaux, sans-abri ? En revanche, eux m’ont tout de suite dit que j’avais une vraie tête d’écrivain ! ».

 

Une tête, certes. Mais aussi un style : dense, drôle, inventif, pour celui qui va se glisser dans la peau d’Albert, le sympathique chien de Kristen, jeune paumée des rues, débordante d’affection envers son compagnon à quatre pattes.

Au fil des matchs de la Coupe du monde, le lecteur suit les déambulations d’Albert et de ses acolytes sur les pavés du vieux Rennes. On est en 2018. Les nuits d’été sont aussi chaudes que les journées caniculaires dans le parc du Thabor. Elles exacerbent les pulsions érotiques d’Albert, par ailleurs très concerné par le dérèglement climatique, tandis que sa maîtresse, la jolie Kristen vagabonde de poésies en amours incertaines.

 

Le Télégramme Vannes dans l’histoire

Ancien concepteur-rédacteur pour une agence de presse, Philippe Borsoï maîtrise l’art et la manière d’accrocher son lecteur. « Dans ce roman, j’ai voulu donner une dimension surréaliste à des histoires réelles. Ecrire à la fois une tragédie, une farce, un conte, en passant d’un style à l’autre ».

Quel destin attend Kristen et son fidèle Albert ? Un seul indice : l’édition vannetaise du Télégramme occupe une place inattendue dans la fin de l’histoire…

Pratique : « Debout ! » de Philippe Borsoï, éditions Mané Huily (17 €). L’auteur sera présent au salon du livre de Séné, le 26 juillet.

Facebook : Philippe Borsoï


Debout !

15/07/2020

 

Séné. Son conte moderne fait parler un chien de rue

Philippe Borsoï, écrivain, Sinagot depuis douze ans, a écrit une histoire dont le décor est le cœur historique de Rennes.

Albert est un chien en verve et pour qu’il dorme au propre, Kisten, sa maîtresse SDF va tous les jours récupérer les journaux de veille.

Albert dort donc sur des journaux dont il lit et commente l’actualité. Il s’intéresse au foot, au dérèglement climatique… « Le chien raconte tout à la première personne. Cette forme de narration est une façon de faire dire à un chien des choses qu’un ne peut pas faire dire à un humain, explique l’auteur. Albert est un chien très sensible qui se désole de la fonte des glaciers, mais qui se rassure car la France gagne la Coupe du monde. »

« Je souhaite aller au contact des lecteurs et serai présent au 5e Salon du livre, le 26 juillet. » 

Debout ! est disponible au café librairie Marré Pages, de Séné. Contact : ed@manehuliy.com

Édition Mané Huily - 17€


Visionnez la vidéo d'Yves Gourvil parlant de son roman Les fous furieux du bas-côté


 Cette vie qui dure l'espace d'un cri

Auteur de huit ouvrages, Hubert Hervé s'est fait connaître, entre autres, par son roman In nomine patris, inspiré du drame des femmes pendues de Monterfil. Sur le même sujet, il a écrit la véritable histoire de ce drame de l'épuration sous le titre Condamné au secret qui, en portant au grand jour ce triste épisode de l'histoire locale, a participé à la réhabilitation officielle des trois victimes de la barbarie par les autorités locales de Monterfil et d'Iffendic le 8 mai 2016.

Hubert Hervé vient d'éditer un nouveau roman Cette vie qui dure l'espace d'un cri. Il s'agit d'une enquête policière ayant pour cadre les rivages du golfe du Morbihan. Deux jeunes étudiants s'aiment durant les journées chaudes de mai 1968, au Quartier latin à Paris. La vie les sépare et cinquante ans plus tard, l'égoïsme de l'un et l'innocence de l'autre forment les ingrédients de règlements de comptes dramatiques.

 

Ouest-France - 5 mars 2018

 


 Les égarées

Hubert Hervé romance Séné et la Bretagne

Auteur de livres dont l'action se déroule en Bretagne, Hubert Hervé, 67 ans, qui demeure depuis une douzaine d'années à Montsarrac, est l'un des auteurs les plus renommés de Séné.

Ayant vécu une bonne partie de son enfance à Arradon, Hubert Hervé y a placé l'intrigue de ses premiers romans. 

Une série de romans policiers

Hubert Hervé a écrit huit romans policiers, dont l'action démarre régulièrement à Vannes, ou à Séné, comme dans La chimère, centré autour d'un capitaine de gendarmerie, Emile Lacontelli.

Les ouvrages d'Hubert Hervé sont disponibles dans les librairies ou par commande, sur internet, à www.editionsmanehuily.com

 

Hubert De Quillacq, Ouest-France - 15 août 2017

 


 Cédric

Le destin de Cédric

 

Après Jos il y a quelques mois, l'auteur sinagot Christian Hersan sort un nouveau roman : Cédric. Au fil des pages, on accompagne le héros depuis les premières années de son enfance insouciante en pays nantais en 1939 jusqu'au temps de l'errance à Séné après une blessure pendant la guerre d'Algérie.

"Pour la famille, j'avais envie de raconter l'histoire de mon père. Sa manière de résister n'est pas dans les livres d'histoire. Il n'a rien fait d'extraordinaire, mais je suis fier de lui", raconte l'auteur. Une histoire qui pourrait se résumer par l'expression : " rouler dans la farine". "L'autobiographie est à manier avec précaution, pour ne pas s'enliser dans la routine ou se contenter de la banalité".

 

Roman, révolte et rimes

Christian Hersan a donc gardé sa liberté de plume pour donner de la profondeur au destin de Cédric. Le roman est donc aussi une double histoire d'amour. Celle du jeune philosophe et d'une jolie volleyeuse aux sourcils en ailes de mouette, mais aussi celle de l'auteur pour sa planète. "J'aurais pu faire un essai sur la vanité du progrès à l'excès, sur l'absurdité de la société de consommation et de la croissance. J'ai préféré le roman". Sans doute pour le plaisir de la langue, pour dépeindre les paysages qu'il aime arpenter chaque jour. Sans doute également pour pouvoir lever le voile avec plus d'émotion sur la guerre d'Algérie et ne pas en laisser le récit de ces "évènements" aux seuls historiens. Le roman lui permet enfin de donner, de temps à autre, la parole directement à Cédric qui trouve dans la poésie une soupape à ses émotions.

Grand amoureux des langues, Christian Hersan continuera sans doute dans la voie du roman, mais un autre sujet lui tient pour l'instant à coeur. "Depuis des années, je pense à un livre sur la défense de la langue française..." Devant le raz-de-marée des anglicismes, ce sera le prochain combat de sa plume.

 

Catherine Lozach, Le Télégramme - 17 janvier 2017

 


 Christian Hersan met cap sur le roman

Depuis qu'il est à la retraite, Christian Hersan assouvit avec assiduité sa passion pour l'écriture. Un engouement qui prend des formes aussi variées que les fables ou les maximes, les nouvelles ou le glossaire. Le Sinagot vient de publier un roman.

L'essentiel de votre oeuvre est composé de fables et de poèmes. Pourquoi un roman ?

Christian Hersan : Il faut un nom pour être publié en poésie. peut-être étais-je un peu fatigué de me battre... Mais ce n'est pas une découverte, c'est un retour au roman. Les déclencheurs en ont été ma peur du monde actuel, de la détérioration de la terre , des catastrophes et des guerres que cela pourrait engendrer, mais aussi mon amour de la simplicité. Je voulais écrire quelque chose de simple.

 

Vous avez quand même gardé une place pour la poésie !

Oui, et pas seulement à travers des poèmes. J'ai voulu que l'écriture soit poétique. Quel plaisir de décrire ce bord de mer... Le roman donne une grande liberté, permet d'exprimer plus de choses et plus précisément car on n'a pas la contrainte du rythme ni de la rime.

 

La mer est le personnage principal de cette histoire...

Oui, ce roman a d'ailleurs failli s'appeler L'hymne à la mer. Je suis né avec une écoute entre les mains. La voile est ma passion première. J'ai beaucoup navigué et même conçu et construit des voiliers. Mais Jos n'est pas autobiographique, même s'il y a des clins d'oeil à l'une de mes petites filles et à certaines de mes navigations.

 

Cette belle histoire est une escapade dans la prose ou un nouveau cap ?

Je peaufine un autre roman qui doit sortir dans deux mois chez le même éditeur. Ce ne sera pas une suite, mais la nature, la mer, la simplicité, la rusticité y ont aussi une place d'importance. Mais j'ai également en tête une mise au point sur la défense de la langue française et un essai sur les dérives de notre société... Écrire est mon yoga.

 

Le Télégramme - 6 octobre 2016

 


 L'amour plus fort que l'arthrite

Tomber amoureuse à 77 ans. C'est la jolie histoire imaginée par Isabelle Le Corre Morvan, en dédicace ce week-end à Auray.

Obligée par sa fille à vivre en maison de retraite, Gisèle déprime. Entre l'interdiction de sortir, les repas insipides et des résidents qui perdent la tête, la septuagénaire supporte de moins en moins son quotidien. Heureusement, un jour, arrive Jean. Le coup de foudre est immédiat. Ensemble, les deux amoureux redécouvrent le désir et la liberté.

Adoubée par Amélie Nothomb

Cette histoire, c'est celle que raconte Isabelle Le Corre Morvan dans son livre Ma plus belle saison . « L'amour et la vieillesse, c'est un sujet tabou, regrette-t-elle. Alors qu'il arrive très souvent que des personnes âgées tombent amoureuses. »

Inspirée par l'expérience de son père, atteint d'Alzheimer, Isabelle Le Corre Morvan voulait parler de la vie en maison de retraite, « car, en général, les résidents en ressortent entre quatre planches sans avoir l'occasion de témoigner. Plus on vieillit, plus on est infantilisés. »

En 2013, c'est parti. L'écrivaine débutante autoédite son livre. Les 400 exemplaires s'écoulent très vite. Et celle qui est formatrice à la SNCF dans la vie de tous les jours, reçoit même des éloges de ses pairs, Éric Naulleau et « Amélie Nothomb, qui m'a appelée en me disant que mon roman était une petite merveille » .

Aujourd'hui, Ma plus belle saison  vient d'être réimprimé par les éditions Mané Huily.

L'occasion pour son auteur de mieux faire connaître cette histoire « qui n'est qu'une goutte d'eau pour montrer qu'en vieillissant, on ne perd ni son cerveau, ni ses émotions » .

 

Fanny LAISON,  Ouest-France - mars 2016

 


 Nouvelle enquête du gendarme Lacontelli

 Après la trilogie Arradon, puis ses Chroniques de la vie rennaise, Hubert Hervé revient dans son cher golfe du Morbihan pour une nouvelle enquête criminelle. Les lecteurs de ce Rennais venu tard au métier d'écrivain savent son habilité à nouer des intrigues diaboliques : La Chimère n'est pas en reste. Il convient pour éviter tout malentendu de ne se fier ni au titre ni à l'énigmatique portrait de femme figurant en couverture. car en réalité, rien de chimérique dans ce double meurtre mis en scène par Hubert Hervé entre Vannes et Auray. Quant à la victime, certes belle femme, elle est moins jeune que l'image.

Dans ce roman policier on retrouve (avec plaisir) le gendarme enquêteur déjà à l'oeuvre dans les titres précédents : Émile Lacontelli, aimable et perspicace, figure de l'honnêteté et de l'efficacité, serait un homme banal n'était son homosexualité affichée, cette vie qu'il partage avec Frédéric, médecin légiste, bien utile dans les affaires criminelles. Les coups de sang de l'enquête sont entrecoupés de paisibles tableaux de famille autour de la bonne table des parents d'Émile.

Quant aux meurtres, on n'en dira rien ici, sinon que leur énigme reste indéchiffrable quasiment jusqu'à la fin du récit. Une bonne demi-douzaine de suspects crédibles s'offrent en effet à nous avant que l'on découvre l'existence d'une machination collective, fruit de haines multiples accumulées contre la même femme. Tout cela se lit avec plaisir et entrain. On retient entre autres, la bonne mécanique des dialogues.

 

Georges Guitton, N° 39 de Place Publique - Janvier/février 2016 

 


Une série de chroniques dévoile l'âme de Rennes

 

L'écrivain rennais Hubert Hervé a publié le premier tome d'une série de chroniques rennaises. Faits réels et personnages fictifs se côtoient, dans ce portrait de la ville, au début des années 2000.

 

L'accident du 1er janvier 2003 sur le Boulevard de la Liberté impliquant des policiers, la sulfureuse pièce de théâtre L'épreuve du feu, mise en scène par Stanislas Nordey au TNB, l'arrivée de Vahid Halihodzic comme entraîneur des Rouges et Noir... Ces faits sonnent familièrement à l'oreille des Rennais. Ils font partie de la matière qu'a choisie l'écrivain de polars, Hubert Hervé, pour son nouveau projet, Oscar, ou les chroniques ordinaires de la vie rennaise. Le premier volume couvre la période de septembre 2002 à septembre 2004. La série pourrait s'étaler sur cinq tomes, soit jusqu'en 2012.

"C'est ma façon de m'intégrer à la ville. Après avoir vécu à Vannes, je suis arrivé à Rennes en 2002, quelques mois après l'inauguration de la première ligne de métro, un élément qui a changé beaucoup de choses dans les habitudes des gens", explique l'écrivain.

 

"Chaque ville a sa personnalité." 

A travers les quatre-vingt-huit premières chroniques et avec un fil rouge - l'assassinat d'un SDF issu d'une bonne famille, une affaire fictive - l'auteur fait ressortir l'âme de la ville. Culture, vie étudiante et soirées trop arrosées, vie politique, il tend ainsi un miroir aux Rennais. "Chaque ville a une personnalité propre. Au premier abord, Rennes n'est pas forcément séductrice, mais quand on y vit, on la découvre beaucoup moins froide qu'elle n'y paraît." Un long travail de recherches, "à relire un à un les Ouest-France à la bibliothèque des Champs libres", a été nécessaire pour bâtir ce portrait de la ville. "Le personnage principal, c'est Rennes."

C'est à travers ce prisme que l'écrivain a choisi les événements qu'il a fait revivre à ses personnages, tous fictifs, dont l'un d'eux, Oscar, donne son nom au premier volume. Flics, psy, étudiants, comédiens, médecins, SDF, tous les milieux se croisent dans ces courtes chroniques et l'auteur prend un malin plaisir à lier le destin de ses personnages. Si parfois, les clichés ne sont pas loin - l'aventure d'une étudiante avec son professeur, puis avec un journaliste -, ce premier recueil brasse une brochette de personnages attachants. "On les retrouvera dans les prochains tomes, certains s'effaceront, d'autres prendront plus d'ampleur", prévient Hubert Hervé. Loin d'être une simple chronologie de la vie rennaise des années 2000, l'ouvrage donne à voir une certaine image de la ville que le lecteur, rennais ou non, prendra plaisir à découvrir.

 

Marie MERDRIGNAC, Ouest-France Rennes - Jeudi 20 août 2015

 


 Charmante chronique du Rennes "bobo"

Après quelques romans policiers dont l’un eut le mérite de faire resurgir l’abominable crime d’épuration dont la commune de Monterfil fut le théâtre en 1944, Hubert Hervé nous propose un autre registre, en prise avec la réalité de Rennes. Ses « chroniques ordinaires de la vie rennaise » possèdent un indéniable charme de lecture dû notamment à la liberté de ton et à la fluidité de la narration. On peut qualifier de réussite cet essai assez périlleux dans la mesure où il mêle la relation factuelle des événements locaux des années 2002-2004 avec une fiction romanesque qui doit tout à l’imagination de l’auteur. Mieux, Hubert Hervé entrelace ou entrelarde sa chronique avec un vrai roman policier qui part du meurtre d’un jeune SDF sur la place Sainte-Anne, dont est témoin le « héros » Oscar Kératry (médecin rue du Pré-Botté) avec son compagnon prof à Zola. L’énigme se résout trois cents pages plus loin non sans avoir traversé l’infamie d’un pacte criminel et familial fomenté par la haute bourgeoisie rennaise.

Mais le plus important, c’est la chronique des jours rennais telle que l’auteur l’a reconstituée grâce à la consultation des numéros de Ouest-France. Cette chronologie, il a voulu qu’elle démarre en 2002, année de l’inauguration du métro. Les scènes bien troussées se succèdent qui conduisent à l’incendie du manège de la place de la Mairie, au mouvement social des intermittents, aux licenciements et à la lutte des STM, au match Rennes-Sedan, à la soirée de victoire cantonale que le PS fête à la harpe, aux Transmusicales, etc. Au total, « quatre-vingt-huit fables », comme dit l’auteur qui a eu le souci réaliste de mettre dans la bouche des vrais citoyens rennais les vraies phrases qu’ils ont pu prononcer. Au-delà du réveil de la mémoire, ce charmant ouvrage reflète aussi une certaine « âme rennaise » ou disons d’une manière plus restreinte une certaine classe sociale visible à Rennes : cultivée, de gauche, mondialiste, ouverte, assidue du TNB, assez impliquée politiquement… Bref une classe culturelle un brin bobo souvent sur l’avant-scène de la ville tout en ayant des scrupules à apparaître seule dans le paysage urbain.

 

Georges Guitton, N° 34 de Place Publique - Janvier/février 2016